En bonne voix
Présentatrice des flashs d’info sur France Inter, également chroniqueuse de bande dessinée, Laetitia Gayet se distingue par un style, un ton parfois chargé d’humour. Itinéraire d’une journaliste hors des clous.
dans l’hebdo N° 1649 Acheter ce numéro

P laisanter sur un flash, ce n’est jamais facile, mais c’est l’une des voix les plus familières pour nos auditeurs, avec un talent pour l’humour, un vrai talent pour le sourire. » Le sourire, Frédéric Pommier en sait quelque chose, lui qui le cultive depuis des années à France Inter, de la revue de presse à ses multiples chroniques (« Le quart d’heure de célébrité », « C’est une chanson »). « Laetitia Gayet est aussi une très bonne camarade, ce qui n’est pas légion dans notre métier. » Les deux compères journalistes se connaissent depuis plus de vingt ans, exerçant alors du côté de Tours. Elle lui renvoie volontiers les éloges, guère avare d’adjectifs.
Aujourd’hui, outre quelques matinales du « 5/7 », Laetitia Gayet présente les journaux au quotidien, dans la semaine, à 10 heures, 11 heures, 12 heures, reprend à 14 heures jusqu’au journal de 17 heures, déclinant l’actualité (dans une période sans spectacle vivant ni cinéma, où l’on écoute beaucoup la radio). Avec exactitude, et toujours avec cet humour ponctuant ses flashs d’information de gaudriole, d’intonations ébouriffantes, se distinguant par une voix ragaillardissante et assurée, limpide, un timbre unique, une diction sculptée, une couleur, un rythme. D’une facilité – en apparence – déconcertante. Qui ne se travaille pas. Ou presque pas (modestie oblige).
Une facilité qui trouve peut-être ses origines dans la formation de la journaliste, nourrie de Molière, Beckett et Ionesco : « J’ai fait beaucoup de théâtre, adolescente puis jeune adulte, avant de continuer à travers l’improvisation, faute d’avoir le temps de suivre une