Déchets nucléaires : la loi du prince

Le projet Cigéo d’enfouissement souterrain de Bure est l’aboutissement d’un processus qui a piétiné de nombreuses procédures démocratiques.

Au procès de Bar-le-Duc, plaideront les défenseurs des sept prévenus, mais les vrais « malfaiteurs » sont les promoteurs politico-industriels du projet Cigéo, coupables de déni de démocratie, entre autres. Car ce gigantesque chantier d’enfouissement, dit solution « de référence » pour la gestion à long terme des déchets nucléaires à haute activité, est l’aboutissement d’un processus qui s’est délibérément affranchi, depuis plus de trente ans, de décisions légales imposant l’étude d’options alternatives.

Fin 2019, on recensait en France 1,67 million de mètres cubes de déchets radioactifs, selon l’agence nationale en charge de leur gestion (Andra), répartis en plusieurs catégories. La gestion des éléments d’activité modérée ou faible, et surtout à « courte » durée de vie (jusqu’à trois cents ans tout de même) consiste en un entreposage en surface (centres dédiés, sites nucléaires, etc.), où l’on laisse la radioactivité décroître progressivement. C’est bien plus compliqué avec les déchets à nocivité extrême, dits « moyenne ou haute activité » et « vie longue » – jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’années ! –, concentrant plus de 99 % de la radioactivité de tous les déchets.

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