Ils n'ont que ce mot à la bouche : expulser

La politique migratoire que promettent les candidats de l'extrême droite et de la droite est déjà appliquée à Mayotte où elle génère drames et injustices.

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La dénonciation de l’immigration rassemble une bonne partie des candidats à la présidentielle. Qu’ils briguent les suffrages des électeurs d’extrême droite ou de droite, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Éric Ciotti, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Michel Barnier ont en commun de dénoncer « l’impuissance » du gouvernement sur ce sujet. La présidente de la région Île-de-France, à l’unisson de ses concurrents, déplorait, début octobre, qu’Emmanuel Macron ne soit pas parvenu à « 100 % d’exécution des OQTF » (obligations de quitter le territoire français), mais à « seulement 12 % en 2020, année covid, et un peu moins de 25 % sous le ministre de l’Intérieur d’alors, M. Castaner ». Avec elle, les expulsions iraient fissa. Fin août, elle promettait à Valeurs actuelles de reprendre « résolument l’affrètement des avions charters d’éloignement ». Comme ses concurrents, elle compte renégocier les textes européens pour accélérer les reconduites et promet de réviser la Constitution par la loi, quand Marine Le Pen envisage pour cela un référendum.

Cette misérable surenchère électorale n’a que faire des drames et injustices que l’application d’une telle politique génère. Il suffit de regarder ce qui se passe à Mayotte, 101e département français. Dans « l’île aux parfums », la préfecture, aux ordres du gouvernement qui lui assigne d’expulser annuellement 10 % de la population, s’y emploie à tour de bras, et vite. Si vite que les pauvres bougres attrapés par la police n’ont pas la possibilité de se défendre et de faire valoir leurs droits. Même quand ils sont français ou ont toutes les qualités pour le devenir.

Lire > À Mayotte, on expulse bien des Français


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