Chine : Quand le pouvoir fait réapparaître Peng Shuai…

Le régime chinois a semblé particulièrement gêné par la mobilisation en faveur de la championne de tennis.

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La championne de tennis chinoise Peng Shuai a osé : le 2 novembre, elle a accusé l’ex-numéro sept dans la hiérarchie du régime, Zhang Gaoli, 75 ans, de l’avoir violée. Bras droit du Premier ministre Li Keqiang entre 2013 et 2018, cet ex-membre du comité permanent du bureau politique du PC (la plus haute structure du régime) était chargé des questions économiques. Peu après, Peng Shuai a tout bonnement disparu. Mais à moins de trois mois de l’ouverture à Pékin des Jeux olympiques d’hiver, l’affaire a toutefois semblé particulièrement gêner le pouvoir.

De Joe Biden à Jean-Yves Le Drian, le locataire du Quai d’Orsay, mais aussi de Novak Djokovic à Serena Williams parmi d’autres champions de tennis, ou Steve Simon, président de la WTA (l’association mondiale des joueuses de tennis), le Haut-Commissariat aux droits humains de l’ONU, toutes et tous se sont inquiétés bruyamment de son sort. Obligeant Pékin à la faire « réapparaître » sur une vidéo supposée tournée à son domicile et via des courriels. Autant de « preuves » qui ont néanmoins beaucoup de mal à convaincre de sa liberté recouvrée, en premier lieu les ONG (comme Human Rights Watch). Elles évoquent davantage les vidéos envoyées par des ravisseurs voulant certifier de la vie d’un·e otage… D’autant qu’aucun média chinois n’a repris ces « informations » dans le pays. 

Si, à la veille des JO d’hiver, le pouvoir chinois n’a pu rester sourd au tonnerre de critiques à son encontre, le Comité international olympique est venu à sa rescousse. Thomas Bach, son président, s’est voulu rassurant après un entretien en vidéo avec Peng Shuai, se faisant ainsi le relais des autorités chinoises. Business oblige…


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