Militants mis à l’amende : actions sans dommages, condamnations avec intérêts
Pour des opérations non violentes ou des enquêtes qui déplaisent, ONG et lanceurs d’alerte subissent des amendes faramineuses.
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© Samuel Boivin/NurPhoto/AFP
Des peines de 670 000 euros de dommages et intérêts en réparation du « préjudice économique », 50 000 euros pour « atteinte à la réputation » et 25 000 euros d’amende pour une simple action non-violente antinucléaire… La justice a eu la main lourde contre Greenpeace, en janvier 2020, après l’intrusion de vingt-deux militants sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, le 28 novembre 2017, afin de dénoncer la vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible radioactif usé.
L’ONG est habituée à ce type de demandes faramineuses. Au total, depuis 2015, elle a dû payer environ 830 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour ses opérations. Pour corser l’addition, EDF chiffre un préjudice économique en additionnant ce que lui coûtent, en théorie,
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