Dossier : Législatives : Le vote de l'espoir

Trois scénarios pour un scrutin

La dynamique de la Nupes, la nationalisation du débat et la participation déterminent trois paysages politiques possibles.

À quelques jours du premier tour des élections législatives, une encourageante bise électorale souffle dans les voiles de l’alliance constituée autour de Jean-Luc Mélenchon. Dans la quasi-totalité des sondages, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), fruit d’un accord de gouvernement entre La France insoumise (LFI), Europe écologie-Les Verts (EELV), Génération·s, le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste (PCF), devance en voix la majorité présidentielle. Un scénario qu’Emmanuel Macron n’avait pas imaginé, persuadé qu’il était que sa réélection confortable face à Marine Le Pen lui permettrait de remporter facilement les législatives. Certes, aucune enquête d’opinion ne crédite la Nupes d’une majorité absolue. Mais dans le paysage politique issu du premier tour du scrutin présidentiel, composé de trois blocs de taille relativement homogène, le bloc des gauches et des écologistes est en dynamique. Les résultats du premier tour des élections législatives dans les 11 circonscriptions des Français établis à l’étranger l’attestent. Dans 10 de ces circonscriptions, considérées comme les plus macronistes de France, les candidats de la Nupes se sont qualifiés pour le second tour alors que la gauche divisée n’y était parvenue que dans 5 en 2017.

Ces résultats confirment que le principal enjeu des élections des 12 et 19 juin est de savoir qui l’emportera entre la droite macronienne et la gauche unie. En ciblant exclusivement Jean-Luc Mélenchon, le président de la République et ses affidés contribuent à installer ce duel entre « deux projets politiques, deux projets de société, deux projets institutionnels, deux projets sur les enjeux économiques qui sont radicalement différents », dixit Aurore Bergé, présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale.

Les sondages nationaux traduisent un rapport de force mais ne reflètent qu’imparfaitement la future composition de l’Assemblée.

Pourtant, cette nationalisation des élections législatives ne peut effacer tous les aléas d’un scrutin complexe. Les intentions de vote mesurées dans les sondages nationaux traduisent un rapport de force mais ne reflètent qu’imparfaitement la future composition de l’Assemblée nationale. Celle-ci dépend de 577 scrutins dans autant de circonscriptions, où les résultats diffèrent en fonction du poids local de chaque parti, de la personnalité des candidats investis et de la capacité des qualifiés au second tour à attirer les électeurs des battus du premier tour. Dès lors trois scénarios sont envisageables.

Il reste 71% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 5€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.