Avignon : Nos tragédies toujours recommencées
Iphigénie, de Tiago Rodrigues, et Le Moine noir, de Kirill Serebrennikov, deux relectures de classiques qui posent le constat de la répétition de l’histoire.
dans l’hebdo N° 1714 Acheter ce numéro

© Christophe Raynaud De Lage
La venue au Festival d’Avignon de l’artiste russe Kirill Serebrennikov, exilé à Berlin depuis le début de la guerre en Ukraine, place d’emblée cette 76e édition (du 7 au 26 juillet) dans un rapport fort au présent. Quand bien même la programmation du Moine noir avait été décidée avant le conflit, sa présence largement médiatisée dans la Cour d’honneur du Palais des papes rappelle les violences qui se trament loin, mais pas tant, des murailles avignonnaises où se presse la profession théâtrale. Souvent interrogé sur le sujet, le directeur du festival, Olivier Py, qui quittera ses fonctions à l’issue de cette édition, dit n’avoir jamais remis en question l’invitation de l’artiste russe, au contraire. Comme au Festival de Cannes, où il a présenté cette année La Femme de Tchaïkovski, le metteur en scène et réalisateur russe incarne pour l’équipe du Festival d’Avignon la liberté d’expression artistique envers et contre tout.
Longtemps assigné à résidence dans son pays, Kirill Serebrennikov fait figure d’opposant au régime russe et de défenseur de la démocratie du fait de ses prises de position publiques autant que
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