« Flee » : le prix de la survie
Avec Flee, le Danois Jonas Poher Rasmussen signe un superbe film d’animation racontant les exils tragiques d’un jeune Afghan et les blessures psychiques qui en ont découlé.
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Au départ, on ne sait pas qui il est, sinon qu’il est d’origine afghane.
Et qu’il s’appelle Amin. Il a accepté de livrer le récit de sa vie à un ami réalisateur danois – nous sommes à Copenhague – dans une posture tout sauf anodine : allongé sur un divan comme chez le psychanalyste, la caméra postée en hauteur, focalisée sur son visage. Dès l’entame, on sait que, dans la multitude des œuvres cinématographiques sur l’exil et l’émigration, Flee (Fuir), premier long-métrage de Jonas Poher Rasmussen, déjà diffusé sur Arte, saura se distinguer.
Alors qu’Amin commence à raconter ses courtes années d’enfance insouciante à Kaboul, le film d’animation est soudain troué d’images d’archives de 1984, où l’on voit par exemple de jeunes Afghanes souriantes sans voile. « Tiré d’une histoire vraie », est-il annoncé dans le générique d’ouverture. Ces extraits
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