Ramsay : « On nous pousse jusqu’à ce qu’on craque »
Trois salariés témoignent des dérives de la politique du chiffre mise en place par l’entreprise.
dans l’hebdo N° 1722 Acheter ce numéro

Une infirmière au sein d’un établissement de santé mentale :
« Le groupe promet des activités, une prise en charge personnalisée, un personnel qui a le temps de s’occuper des patients. La vitrine est belle. Mais, en vérité, la première chose que l’on demande à un patient quand il arrive, c’est sa carte de mutuelle. Le but est de remplir les chambres individuelles, plus chères que les chambres doubles, pour atteindre nos objectifs. Car la seule façon de gagner de l’argent, c’est l’hôtellerie. Pour ces chambres « VIP », les patients ont le droit à un peignoir, une balnéo par semaine, la télé, l’accès à la machine à laver, une bouteille d’eau par jour et un brushing par semaine.
Le but est de remplir les chambres individuelles, plus chères. Car la seule façon de gagner de l’argent, c’est l’hôtellerie.
Tous ces services sont assurés par les aides-soignantes. Et derrière ça, le personnel n’est pas remplacé et le nombre de CDD
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