GUD, le retour d’une légende brune

Longtemps en sommeil, le Groupe union défense (GUD) a fait un retour symbolique la semaine dernière. Le réveil de l’organisation néofasciste arrive en pleine période de tentatives d’union à l’extrême droite radicale.

Daphné Deschamps  • 16 novembre 2022 abonné·es
GUD, le retour d’une légende brune
Montage des deux photos publiées sur le canal Telegram « GUD Paris » (novembre 2022).
© Montage : Maxime Sirvins.

Deux photos et un message laconique sur les réseaux sociaux : « GUD is back ». Pas besoin de développer plus pour le canal Telegram GUD Paris ou le compte Instagram associé : déjà, tous les groupuscules d’extrême droite radicale repartagent en masse l’information, historique pour ce milieu.

Le GUD, groupuscule d’extrême droite connu pour ses actions violentes, mais aussi pour son important rôle d’école de formation politique et idéologique dans cette frange de l’échiquier politique, vient de se reformer.

S’étant mis en sommeil en 2017 au profit du Bastion social, le GUD fait figure de quasi-légende pour les nationalistes et les identitaires de tout poil, tant il a été important pour ces mouvements durant près d’un demi-siècle. Et sa réactivation est plus que symbolique dans la dynamique qui se développe depuis quelques années dans les milieux néofascistes.

Né en 1968 à l’université Paris-II Panthéon-Assas, le GUD reprend la place laissée vide par la dissolution d’Occident, qui avait multiplié les actions violentes dans le Quartier latin à Paris au cours des années 1960.

Le groupe rassemble, et se positionne rapidement comme une des forces militantes majeures de l’extrême droite dès les années 1970, échappant à l’interdiction,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« La répression ne va pas éteindre les free parties »
Entretien 9 avril 2026

« La répression ne va pas éteindre les free parties »

Dans sa pièce de théâtre documentaire Tribe, le metteur en scène et auteur Pierre Levent revient sur les répercussions du regard médiatique et politique sur les free parties.
Par Hugo Boursier
Free parties : l’assaut est lancé contre les sound systems
Analyse 9 avril 2026 abonné·es

Free parties : l’assaut est lancé contre les sound systems

Propositions de loi, projet gouvernemental, mission sénatoriale : les free parties, rassemblements techno festifs, sont redevenues une cible politique. Une offensive qui s’inscrit dans une longue histoire de méfiance et de répression à l’égard de la fête libre.
Par Maxime Sirvins
Dans les lycées du 93, « plus aucun de nos élèves n’arrive à se régulariser »
Rencontre 9 avril 2026 abonné·es

Dans les lycées du 93, « plus aucun de nos élèves n’arrive à se régulariser »

Depuis la circulaire Retailleau, en Seine-Saint-Denis, les lycéens étrangers ne peuvent plus se régulariser. Soutenus par les équipes pédagogiques, ils racontent le « combat » qu’est leur vie et la peur des OQTF. Fin décembre, un lycéen du 93 a été expulsé vers le Maroc.
Par Pauline Migevant
Handicap : la France à rebours du droit international
Enquête 8 avril 2026 abonné·es

Handicap : la France à rebours du droit international

Historiquement enferré dans une logique institutionnelle, l’État impose aux personnes handicapées un quotidien en établissement médico-social. Un schéma dénoncé par l’ONU, qui prône une nécessaire désinstitutionnalisation. En dépit de mobilisations, celle-ci est loin d’être envisagée.  
Par Elsa Gambin