« Notre vie dans l’art » : le Soleil a rendez-vous avec l’histoire
Invité par Ariane Mnouchkine, le metteur en scène américain Richard Nelson plonge la troupe du Soleil dans le quotidien du Théâtre d’art de Stanislavski, un jour de relâche lors d’une tournée aux États-Unis en 1923. Notre vie dans l’art est un riche et touchant moment de théâtre.
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© Vahid Amanpour
Avant de plonger le Théâtre du Soleil dans la vie new-yorkaise du Théâtre d’art de Stanislavski, c’est à un moment plus récent de l’histoire du théâtre que nous ramène Richard Nelson avec Notre vie dans l’art – Conversations entre acteurs du Théâtre d’art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, Illinois en 1923. En installant les spectateurs dans un dispositif bifrontal, le metteur en scène et dramaturge américain réveille en effet le souvenir d’un spectacle marquant d’Ariane Mnouchkine et de sa troupe : Les Éphémères (2006).
Le public du Soleil, encore composé de bon nombre de fidèles qui ne manquent, depuis son installation à La Cartoucherie de Vincennes en 1970, aucune des créations de la troupe unique en son genre, aborde ainsi le passé et l’étranger dans un décor familier. C’est là de la part de Richard Nelson une délicatesse à l’image de l’ensemble de son geste.
Richard Nelson, dont c’est ici la première création en France, présente ainsi sa pièce comme une invitée du Théâtre du Soleil. Il se coule aussi dans la culture des strates pratiquée par Ariane Mnouchkine et sa grande équipe dès leurs débuts : de
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