« Personne » : un père et des fantômes

Dirigée par Élisabeth Chailloux, Sarah Karbasnikoff s’empare avec délicatesse et force de Personne, de Gwenaëlle Aubry. Le portrait très peuplé d’un « mouton noir mélancolique » par sa fille.

Anaïs Heluin  • 17 janvier 2024 abonné·es
« Personne » : un père et des fantômes
Pour mettre en gestes le singulier échange fille-père, la metteuse en scène a elle aussi sollicité un autre artiste, le chorégraphe Thierry Thieû Niang.
© Nadège Le Lezec

Sur une scène toute grise, comme pétrifiée quelque part hors de tout espace-temps connu, Sarah Karbasnikoff fait presque figure d’anomalie. Elle vit, quoique discrètement, à pas feutrés. Elle n’est pas une chasseuse de fantômes. Elle ne vient pas traquer le père de Gwenaëlle Aubry, avec qui cette écrivaine et philosophe réussit dans Personne (Mercure de France, 2009) le dialogue rendu impossible dans la réalité par les troubles mentaux qui firent de François-Xavier Aubry, selon ses propres termes, un « mouton noir mélancolique », titre d’un manuscrit laissé à sa

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Théâtre
Temps de lecture : 2 minutes