« Personne » : un père et des fantômes
Dirigée par Élisabeth Chailloux, Sarah Karbasnikoff s’empare avec délicatesse et force de Personne, de Gwenaëlle Aubry. Le portrait très peuplé d’un « mouton noir mélancolique » par sa fille.
dans l’hebdo N° 1793 Acheter ce numéro

© Nadège Le Lezec
Sur une scène toute grise, comme pétrifiée quelque part hors de tout espace-temps connu, Sarah Karbasnikoff fait presque figure d’anomalie. Elle vit, quoique discrètement, à pas feutrés. Elle n’est pas une chasseuse de fantômes. Elle ne vient pas traquer le père de Gwenaëlle Aubry, avec qui cette écrivaine et philosophe réussit dans Personne (Mercure de France, 2009) le dialogue rendu impossible dans la réalité par les troubles mentaux qui firent de François-Xavier Aubry, selon ses propres termes, un « mouton noir mélancolique », titre d’un manuscrit laissé à sa
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
À Strasbourg, le théâtre est un habitant comme les autres
« Œdipe roi », enquête sur l’inceste
« L’Affaire L.ex.π.Re » : Phèdre en plein polar