Gisèle Pelicot, le déni dans la joie
Après avoir été élue femme de l’année par le Time en 2025, proposée au prix Nobel de la Paix, décorée de la Légion d’honneur, Gisèle Pelicot devient le phénomène littéraire qu’on attendait. « La Grande Librairie », Elle, Le Nouvel Obs, Le Figaro, Le Monde, la presse étrangère… tout le monde doit être témoin de la « résilience » de Mme Pelicot, sublimée par le titre Et la joie de vivre.
dans l’hebdo N° 1902 Acheter ce numéro

Quand un fait social prend une telle ampleur, il convient de prendre un peu de recul pour saisir ce qu’il incarne. Autrement dit : de quoi (l’unanime louange de) Gisèle Pelicot est-elle le nom ?
D’une interview à l’autre, exactement les mêmes éléments de langage : une « femme forte » malgré les blessures, qui « ne veut plus être une victime ». Pas une « féministe radicale », hein. Une femme apaisée, qui a retrouvé l’amour auprès d’un « homme bien » – parce que Not all men, finalement. Le moment est venu de la grande réconciliation nationale, mesdames. La messe est dite, « La Grande Librairie » a convoqué trois générations de féministes pour chanter en chœur « Laudate Gisèle ». Et tant pis pour les « sales connes », les
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
Le gouvernement s’apprête à dissoudre Génération EDR, collectif de lutte contre l’islamophobie
Écrire « après » : une philosophie révolutionnaire
Un Palestinien privé de statut de réfugié après des accusations qui auraient été fournies par Israël