Le fitness, un business en très grande forme
Alors que les agences sanitaires alertent sur les dangers de l’absence d’activité physique, l’industrie du fitness engrange des milliards, sans gains avérés pour la santé publique.

À côté des haltères et des tapis de course, des marques de smoothies protéinés, des leggings colorés et des maillots de bain échancrés. Sur les pages Instagram des influenceuses sport, activité physique et business s’entremêlent. Un mélange des genres qui n’y va pas par quatre chemins : après des conseils d’exercices pour « les filles timides, débutantes ou celles qui s’entraînent à la maison », Alaïa Hennequin, suivie par 269 000 personnes sur ce réseau social, met à disposition un code de réduction pour une marque de vêtements de sport. Une opportunité à saisir, « cumulable avec les offres du black friday », précise-t-elle. Loin d’être un cas isolé, cette vision du sport s’accompagne de recettes healthy et autres préconisations de « routine beauté ». Bienvenue dans la wellness industry : l’industrie du bien-être (un univers où l’anglicisme est roi).
Courir pour son rythme cardiaque ou afficher son nouveau jogging sur les réseaux sociaux ?
Les enseignes ont vu depuis longtemps des ambassadeurs à moindre coût derrière ces producteurs de contenus numériques. Très suivis, certains d’entre eux feraient rougir des politiques en mal de visibilité. Le couple d’influenceurs Tibo InShape et Juju Fitcats rassemble presque 10 millions de followers sur Instagram. Une
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