« Même si tu vas sur la lune », les méandres de l’entre-deux

Laurent Rodriguez décrit avec sensibilité et onirisme, le parcours de quatre jeunes Syriens installés en France.

Pauline Guedj  • 30 avril 2024 abonné·es
« Même si tu vas sur la lune », les méandres de l’entre-deux
Fruit d’un projet mené pendant six ans, le film capte avec une grande sensibilité l’évolution des protagonistes filmés, leurs avis variés et changeants.
© Unifrance

« C’est comme s’il y avait le Hasan français et le Hasan syrien », explique l’un des protagonistes du documentaire de Laurent Rodriguez, Même si tu vas sur la lune. Lorsque cette phrase retentit dans le film, Hasan est à Paris. En 2015, il est arrivé en France après avoir fui Alep. Un passage par l’Allemagne, puis un voyage en stop vers Paris. Là, Hasan rejoint le programme que l’université de la Sorbonne propose alors pour accueillir des réfugiés. L’objectif : acquérir les connaissances nécessaires en français pour fonctionner dans la capitale, effectuer les tâches administratives, s’acheter un paquet de tabac...

À la Sorbonne, Hasan rencontre d’autres Syriens, Sara, Khairy et Ghaith. Ensemble, ils évoquent leurs expériences. Les paroles fusent et les points de vue s’accordent ou s’opposent. Certains pensent au

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