Pour la CFDT, une nouvelle réforme de l’assurance-chômage relève de « la politique fiction » 

Après l’annonce gouvernementale d’une nouvelle réforme de l’assurance-chômage, les syndicats sont dans l’attente. Si certains préparent déjà une éventuelle mobilisation, d’autres espèrent encore voir le gouvernement faire marche arrière.

Pierre Jequier-Zalc  • 4 avril 2024 abonné·es
Pour la CFDT, une nouvelle réforme de l’assurance-chômage relève de « la politique fiction » 
Une agence Pôle Emploi de Rennes, occupée par des militants de différentes organisations, en janvier 2012.
© DAMIEN MEYER / AFP

La colère a été grande, mercredi 27 mars au soir, au sein des organisations syndicales. Voir le Premier ministre, sur le plateau du 20 h de TF1, expliquer qu’il fallait, de nouveau s’attaquer à l’assurance-chômage a été vécu comme une nouvelle provocation contre les personnes privées d’emploi. Mais, aussi, comme une énième humiliation infligée aux partenaires sociaux qui, depuis plusieurs semaines, négocient un avenant à la nouvelle convention d’assurance-chômage, sur laquelle ils s’étaient déjà entendus en novembre 2023.

« Pour le moment, on s’en tient à cette négociation de manière à finir ce qu’on avait commencé », explique Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, en charge des questions d’assurance-chômage pour la confédération. Son organisation syndicale, comme FO et la CFTC, a signé l’accord de convention en novembre 2023.

Un accord déjà dur pour les droits des chômeurs, mais qui, pour les syndicats signataires, leur permettaient de reprendre la main sur le sujet. « Réussir les négociations, c’est aussi une façon de mettre un terme à la carence, et cela évite que le gouvernement puisse agir par décret. Puis ça montre que les partenaires sociaux savent trouver des accords », poursuit le cédétiste.

Feuille de route intenable

En effet, depuis 2018, la négociation des partenaires sociaux sur l’assurance-chômage est fixée par une « lettre de cadrage » du gouvernement. Un système qui complique la négociation comme l’a expliqué, dans nos colonnes, l’économiste Michaël Zemmour :

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