Extrême droite : les QG des Remparts bientôt fermés dans le Vieux-Lyon ?

Le 2 mai, le ministère de l’Intérieur a demandé la dissolution du groupuscule d’extrême droite Les Remparts et des deux associations gérant son bar et sa salle de boxe dans le Vieux Lyon. Un premier pas vers la fermeture de ces deux repaires emblématiques de la fachosphère lyonnaise.

Oriane Mollaret  • 3 mai 2024 abonné·es
Extrême droite : les QG des Remparts bientôt fermés dans le Vieux-Lyon ?
Des membres de "Defend Europe" devant les bureaux des militants identitaires d'extrême droite "La Traboule" à Lyon, le 19 août 2017.
© ROMAIN LAFABREGUE / AFP

C’est une première à Lyon. Le ministère de l’Intérieur a enclenché une procédure de dissolution à l’encontre du groupuscule d’extrême droite les Remparts, mais aussi des deux associations qui gèrent les locaux du Vieux-Lyon où les nervis ont l’habitude de se réunir. Le collectif « Fermons les locaux fascistes », qui rassemble plusieurs associations, syndicats et partis politiques de gauche, le martèle depuis des années : dissoudre c’est bien, fermer leurs QG c’est mieux.

La dissolution de Génération identitaire, en mars 2021, a eu un impact plus que relatif au sein de la fachosphère lyonnaise. Ses militants ont continué à se réunir, en buvant des coups, en organisant des actions coups-de-poing et des soirées étudiantes dans le bar La Traboule, loué par l’association éponyme, et en s’entraînant dans la salle de boxe mitoyenne l’Agogé, exploitée par l’association Top Sport Rhône. Deux repaires de l’extrême droite radicale depuis plus de dix ans. Le compte Twitter « Les Remparts Lyon », qui faisait la communication de l’Agogé, a rapidement repris du service et le 8 septembre 2021, Les Remparts annonçaient leur création. En clair : on prend (presque) les mêmes et on recommence.

Arrivé à la tête de la ville de Lyon au printemps 2020, le maire Grégory Doucet a rompu avec plusieurs décennies d’inertie de l’exécutif lyonnais vis-à-vis de la fachosphère locale. Mais la municipalité écologiste n’a réussi à fermer la

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Dans les Hautes-Alpes, la préfecture systématise des pratiques illégales contre des demandeurs d’asile
Enquête 5 mars 2026 abonné·es

Dans les Hautes-Alpes, la préfecture systématise des pratiques illégales contre des demandeurs d’asile

Depuis janvier, plusieurs dizaines d’interdictions de circuler sur le territoire français ont été délivrées à des étrangers souhaitant demander l’asile en France et n’ayant pas de titre de séjour dans l’Union européenne. Une pratique illégale criminalisant les personnes étrangères, que la préfecture peine à justifier.
Par Pauline Migevant
Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »
Enquête 3 mars 2026 abonné·es

Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »

Cyberharcèlement raciste, appels haineux et menaces de mort : à mesure que la campagne des municipales s’intensifie, les candidat.e.s non blancs sont pris pour cible. Des attaques qui révèlent le quotidien des candidat.e.s racisé.e.s en politique.
Par Kamélia Ouaïssa
En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Analyse 27 février 2026 abonné·es

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées

En centre de rétention administrative, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Parfois arrêtées directement à la sortie de l’hôpital psychiatrique, elles risquent, une fois en CRA, d’être placées à l’isolement. Ce qui aggrave leur santé mentale.
Par Pauline Migevant
Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques
Enquête 27 février 2026

Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques

Ahmed N., un exilé érythréen souffrant de troubles psychologiques, est mort sur un parking près de Calais en mai dernier. Malgré les alertes, les associatifs ont fait face à de nombreux dysfonctionnements venant de l’hôpital de Calais concernant sa prise en charge.
Par Maël Galisson