« Here », le mystère de la présence
Le Belge Bas Devos raconte le début d’une histoire d’amour de façon très originale.
dans l’hebdo N° 1818 Acheter ce numéro

© Kris Dewitte
Pour entrer dans certains films, il faudrait pouvoir se laver initialement de nos conditionnements de spectateurs. Ce serait adapté pour Here. En effet, le quatrième long-métrage du Belge Bas Devos obéit très peu aux codes narratifs traditionnels. On fait ainsi progressivement connaissance avec les personnages, et de façon originale. Stefan, ouvrier roumain en bâtiment : on le voit quitter son travail avec ses camarades, se réveiller avec difficulté chez lui tant il est fatigué, puis confectionner une soupe avec les légumes que contient son réfrigérateur, qu’il partagera avec tous ceux qu’il rencontrera ensuite. De même, Shuxiu, une jeune chercheuse d’origine chinoise, est d’abord une voix off qui raconte comment, un matin, les mots n’existant plus dans son esprit, elle se sentait en symbiose avec les choses.
On aura compris que Here ouvre avant tout des espaces-temps. Le premier tient au rythme du film lui-même. La façon dont le
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Un été à la ferme », l’enfance est dans le pré
« Justa », la vie brûlée
Frederick Wiseman, le documentaire comme œuvre d’art