Tensions et affrontements autour du chantier de l’A69

Après l’évacuation de la ZAD de la Cal’arbre, des affrontements entre militants, forces de l’ordre et même agents de sécurité ont marqué ces derniers jours. Avec le dernier arbre lié au projet de l’A69 dans le Tarn, le chantier avance, mais la contestation persiste.

Maxime Sirvins  • 11 septembre 2024 abonné·es
Tensions et affrontements autour du chantier de l’A69
Les opposants au projet d'autoroute A69 sur la ZAD « Cal'arbre » à Saix (Tarn) n’ont pas pu empêcher l’abattage du dernier arbre occupé par un « écureuil ».
© Lionel Bonaventure / AFP

Le vendredi 30 août, à Saïx (Tarn), une intervention des forces de l’ordre a marqué un tournant dans l’opposition au chantier de l’autoroute A69, reliant Toulouse à Castres. La ZAD de la Cal'arbre, un lieu symbolique de la résistance des militants écologistes, a été évacuée par plus de 200 gendarmes.

Quelques militants sont tout de même restés sur place, notamment des « écureuils » perchés dans les arbres, observant la destruction progressive de leur camp. Sur les différentes images, il ne reste plus grand-chose sur la ZAD hormis les cabanes dans les quelques arbres encore debout. Les forces de l'ordre ont poursuivi leur travail de déblaiement, détruisant structures et équipements utilisés par les militants pour bloquer les avancées du chantier.

Un militant, lui aussi victime d’une chute a eu plusieurs vertèbres fracturées.

Lors des opérations de gendarmerie, plusieurs militants ont été blessés. Au petit matin du vendredi 6 septembre, deux « écureuils » ont chuté de plus de 7 mètres de hauts lors d’une opération de la gendarmerie. Les militaires de la cellule nationale d’appui à la mobilité (CNAMO) sont depuis pointés du doigt alors qu’un autre militant, lui aussi victime d’une chute a eu plusieurs vertèbres fracturées une semaine avant dans le même contexte. « Composée de six sous-officiers ultra-expérimentés, elle a pour mission de faire cesser les entravements et les accrochages complexes de manifestants », explique la gendarmerie sur son site.

La sécurité privée en cause

« Attention ! Attention ! Ils tirent des feux d’artifices ! », cri un homme sur une vidéo. Le dimanche 8 septembre, des images

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