« Château rouge », un avenir tout tracé
Hélène Milano fait entendre la parole d’élèves socialement défavorisés.
dans l’hebdo N° 1846 Acheter ce numéro

© Dean Media
On ne dira jamais assez à quel point le métier d’enseignant est loin d’être considéré à sa juste valeur dans notre pays. Si tant est qu’il faille à nouveau s’en persuader, le documentaire d’Hélène Milano nous le rappelle, qui plus est sans volonté démonstratrice. Au collège Georges-Clemenceau, situé dans le quartier populaire Château-Rouge, à Paris, l’équipe pédagogique, épaulée par une direction et une équipe de surveillants au diapason, témoigne d’une attention portée aux élèves, d’un dévouement et d’une intelligence des situations remarquables.
On voudrait faire ceci, mais on ne le peut pas. Donc on fera cela, qui permettra au système de continuer.
La tâche est pourtant rude. Derrière chaque parole, chaque comportement, il y a un contexte social et familial, qui se résume en quelques mots : la pauvreté, l’absence d’un père, la désocialisation… L’établissement est comme submergé par les problèmes de l’extérieur. Ce qui se traduit par des absences, des fugues, des conduites incontrôlées et difficilement contrôlables, de la violence plus ou moins contenue.
Les personnels du collège Georges-Clemenceau font ce qu’ils peuvent, mais cela ne suffit
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