« L’Intruse et Les Aveugles », cataclysmes statiques
La pièce mise en scène par Tommy Milliot réactive la radicalité symboliste.
dans l’hebdo N° 1851 Acheter ce numéro

© Christophe Raynaud de Lage
Réduite à une bande étroite semblant vouée à s’amenuiser toujours plus, meublée seulement d’une table ronde, de quatre chaises et d’une lampe de plus en plus indécise, la surface de jeu de L’Intruse et Les Aveugles a davantage l’allure d’une esquisse que d’un intérieur complet.
Au Théâtre du Vieux-Colombier, on reconnaît le rapport singulier que le metteur en scène et directeur du Nouveau Théâtre de Besançon, Tommy Milliot, entretient avec ses décors. En 2020, il honorait dans la même salle la première invitation de la Comédie-Française avec Massacre de Lluïsa Cunillé, étrange huis clos dans un hôtel paumé.
Économie de gestes et de motsŒuvres de jeunesse de Maurice Maeterlinck, qu’il qualifie lui-même de « drames statiques », les textes mis en scène par Tommy Milliot ont en commun avec Massacre un lourd poids de silence et d’inconnu. Dans
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