« Les Temps modernes », derniers feux du muet

Diffusé sur Arte, un documentaire sur Les Temps modernes montre combien ce film est un acte de résistance.

Christophe Kantcheff  • 16 avril 2025 abonné·es
« Les Temps modernes », derniers feux du muet
© Charles Chaplin Productions / Collection Christophel via AFP

Quand les spectateurs découvrent Les Temps modernes, à partir de février 1936, ils ne savent pas encore que c’est la première et la dernière fois qu’ils entendent Charlot parler. Tout le monde connaît cette scène quasi finale où Charlot doit chanter dans le cabaret qui l’emploie comme serveur. Ayant perdu ses manchettes où la gamine (Paulette ­Goddard) avait inscrit les paroles, il improvise des couplets dans une langue fantaisiste sur l’air de « Je cherche après Titine ».

Trouvaille hilarante et géniale de la part de celui qui n’a cessé de se demander, pendant les vingt-huit mois de production, dont cent quarante-sept jours de tournage, nécessaires à la réalisation du film, s’il devait passer au cinéma parlant, survenu dès 1927 avec Le Chanteur de jazz et désormais généralisé, ou continuer à faire acte de résistance en optant à nouveau pour le muet – ce qu’il décida de faire.

Tourment

L’histoire de ce dilemme, un vrai tourment pour Chaplin, qui redoutait de ne plus être de son temps, est au cœur de l’excellent documentaire de Gregory Monro, Chaplin et

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes