« Ce n’est qu’un au revoir », au terme d’un vert paradis

Guillaume Brac filme la fin d’une année de lycéens internes en terminale.

Christophe Kantcheff  • 1 avril 2025 abonné·es
« Ce n’est qu’un au revoir », au terme d’un vert paradis
Un film délicat, souriant mais teinté de mélancolie, sur une brève période de la vie laissant souvent des traces.
© Condor Distribution

Ce n’est qu’un au revoir était présenté l’an dernier à Cannes par l’Acid. Le long métrage sort aujourd’hui sur les écrans accompagné d’un court du même auteur, Guillaume Brac, intitulé Un pincement au cœur. Ce n’est qu’un au revoir s’inscrit dans la veine documentaire du cinéaste, même si ses fictions – Tonnerre (2014), À l’abordage (2020) – ont une économie légère qui flirte souvent avec le cinéma du réel. Le regard à nouveau tourné vers la jeunesse, Guillaume Brac a filmé l’année de terminale de lycéens en internat qui s’apprêtent, une fois l’été venu (c’est-à-dire quelques semaines plus tard), à emprunter des chemins différents. D’où le titre.

Même si le film commence alors que les élèves sont en cours d’anglais, le cinéaste filme surtout la vie de la petite communauté d’internes qu’ils forment. C’est dans ces moments qu’ils sont vraiment eux-mêmes. Ils ont eu le temps de tisser de fortes relations, où l’on ressent beaucoup de camaraderie, une amitié joyeuse ponctuée de nombreux rires et même de la tendresse.

Dans les chambres très décorées, fortement habitées, on est souvent avec les filles, qui se confient abondamment quand elles ne font pas une partie de matelas-dominos dans les couloirs. Ailleurs, filles et garçons se retrouvent. Ils sont lycéens à Die, dans la Drôme, une ville de presque 5 000 habitants, en bordure du Vercors (où se déroulait déjà À l’abordage). Les beaux jours approchant, ils passent du temps dans les superbes paysages alentour, se baignent dans une rivière, profitent d’une insouciance encore autorisée.

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