Au Mirail, à Toulouse, l’unité antifasciste est un village
Ce vendredi 4 avril, soixante organisations politiques, syndicales et associatives organisaient un grand rassemblement contre l’extrême droite à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Reportage.

Malgré les vents mauvais qui soufflent partout dans le monde, amenant l’extrême droite au pouvoir sur tous les continents, et malgré les bourrasques qui faisaient virevolter tonnelles et tracts, la journée unitaire du 4 avril à l'université du Mirail, à Toulouse, a remporté un succès certain. Initié par les organisations politiques de jeunesse, le front unitaire a su embarquer syndicats, partis politiques, associations de quartier et librairies, au service d’une journée festive et réflexive (1)
La communauté universitaire n’est plus à l’abri.
La nécessité d’une action sur le campus semblait d’autant plus nécessaire pour les organisatrices et organisateurs, après les attaques récentes de l’extrême droite au cœur même des universités : à Reims, Nancy, Metz ou Albi, des militants de gauche ont été victimes d’agressions, tandis que l’UNI, syndicat de droite dure, a remporté un siège aux élections des conseils centraux de l’université toulousaine. « La communauté universitaire n’est plus à l’abri », reconnaissait un professeur syndiqué.
L’unité était également géographique : combats nationaux, internationaux mais également locaux ont eu voix au chapitre. Ainsi, le Comité vérité et justice pour Bilal a-t-il pu appeler à une manifestation ce samedi 5 avril, pour réclamer toute la vérité sur les circonstances de la mort de Thibault Bilal Weniger, père de famille de 34 ans décédé au cours d’une intervention policière près du marché de Bagatelle, non loin du campus, le 24
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