De l’art éphémère sur les murs
Dans certains coins de Paris, l’art engagé foisonne sur les murs, comme les 13e et 20e arrondissements de Paris, des quartiers historiquement populaires où vivent en paix diverses communautés. Portfolio.

© Louise Moulin
Les 13e et 20e arrondissements de Paris sont des quartiers historiquement populaires où vivent en paix diverses communautés, loin des discours sécuritaires attisant la peur de l’autre diffusés par les chaînes d’information en continu. Dans ces quartiers en particulier, l’art engagé foisonne sur les murs. à l’instar des plantes se frayant un passage dans les failles du béton, une multitude d’artistes s’expose sans se trouver contrainte à l’auto-censure : forcément, on est libre quand on ne doit rien à une galerie ou à une fondation d’art.
Pratiquant le collage sauvage, iels risquent néanmoins une sanction que les services de propreté sont habilités à appliquer. Pourtant, les amateur·ices de street-art ont la joie de découvrir chaque semaine de nouvelles œuvres, collages, pochoirs, cadres, plaques émaillées, etc., que le côté éphémère et la gratuité réservée aux initié·es rendent d’autant plus précieuses. Cela invite à rester aux aguets, les yeux décollés de nos aliénants écrans de smartphone, excepté pour garder une trace, pour la mémoire et pour l’histoire de nos quartiers.
Paris 20e, collage dénonçant à la fois le puritanisme des États-Unis et la mort de George Floyd, tué par la police avec la pratique très contestée du plaquage ventral. @Dugudus.Paris 10e, intervention de Stanislas Zanko avec le projet « Back to the street ».
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