Budget : « Le PS est en train de commettre une faute politique très grave »
Depuis lundi matin en commission, Claire Lejeune, députée insoumise de la septième circonscription de l’Essonne débat du volet recettes du projet de loi de finances 2026. Sans réussir à obtenir d’avancées majeures, alors que les débats en séance commencent vendredi.

© Guillaume BAPTISTE / AFP
C’est une sorte de crash-test où les stratégies politiques commencent à se dévoiler. L’examen en commission des finances du projet de loi de finances pour 2026 a commencé ce lundi 21 octobre, avant le début des grands débats, en séance, vendredi. Claire Lejeune figure au sein de cette commission.
Depuis 72 heures, la députée insoumise de l’Essonne défend ardemment les amendements de son groupe et de ses camarades du Nouveau Front populaire (NFP) pour tenter de réécrire largement la copie présentée par le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais, depuis trois jours, les premiers équilibres témoignent de la difficulté qu’aura la gauche, dans les prochaines semaines, à infléchir la politique du gouvernement.
L’examen du budget a commencé lundi en commission des finances. Quel premier bilan tirez-vous des débats ?
Claire Lejeune : Ce passage en commission est intéressant car il permet déjà de connaître les logiques des groupes politiques. Mon observation principale est qu’il existe un alignement des votes très fort entre les députés du « socle commun » ou ce qu’il en reste, et ceux du Rassemblement national (RN). Sur la flat tax, la contribution exceptionnelle des hauts revenus, les impôts des entreprises ou la taxe Zucman, les groupes macronistes et de droite votent presque systématiquement avec l’extrême droite pour faire obstacle à toutes les mesures de justice fiscale que nous proposons.
Cet arc politique reste sur des mesures artificielles qui ne modifient pas les grands équilibres du budget proposé par Sébastien Lecornu. De notre côté, nous arrivons à repousser les mesures les plus ignobles de ce budget. Mais les grands équilibres ne sont pas renversés. Ce budget va rester un budget compatible avec la politique menée depuis 8 ans qui refuse d’aller chercher l’argent là où il est, notamment en taxant les ultrariches.
Comment expliquez-vous l’alignement de l’extrême droite sur les macronistes ?
La ligne très libérale de Jordan Bardella prend pied dans le groupe parlementaire. Pour rappel, Jean-Philippe Tanguy [député RN de la Somme, voix du parti sur les questions économiques, N.D.L.R.] n’a pas toujours eu ces positions en faveur de la politique de l’offre. Aujourd’hui, ils prétendent adopter une position en défense de la justice fiscale mais ils font tout pour ne pas aller chercher l’argent là où il est. Il suffit de voir leurs votes pour le comprendre. Les masques tombent.
Ce parti qui se présente comme l’alternative radicale défend la continuité de la politique libérale macroniste. L’inflexion probusiness du RN est très forte. Et leur alliance avec le groupe d’Éric Ciotti de l’Union des droites pour la
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