« Sous leurs pas, les années », une ruralité qui laisse des traces

Le premier roman de Camille Bordenet raconte avec empathie une France rurale, entre solidarités territoriales et colères souterraines.

Vanina Delmas  • 7 novembre 2025 abonné·es
« Sous leurs pas, les années », une ruralité qui laisse des traces
© Jan Van der Wolf / Pexels

C’est d’abord l’histoire d’une amitié chiffonnée. L’insouciance de l’enfance dans un village d’Isère, les choix pour tracer sa route, la brutalité douce-amère des années loin l’une de l’autre. Jess est restée au village car « ici, elle est bien », devenant conductrice de car scolaire et monitrice d’auto-école. Constance est « montée à Paris » pour s’installer sur les plateaux télé. Après dix-sept ans, elles ne peuvent que constater leurs différences. Mais qui est à la bonne place ?

Dans ce premier roman intense, Sous leurs pas, les années, Camille Bordenet fait le portrait de cette France souvent qualifiée de « périphérique », de « diagonale du vide ». Or on rencontre une France certes sur une ligne de crête, mais remplie d’existences prêtes à « serrer les rangs d’un nous qui, quoiqu’il fût largement fantasmé, avait le mérite de tracer les contours d’un eux auquel s’opposer ».

Un récit qui sort des sentiers battus sur la ruralité, et dans lequel on retrouve les tremblements qui touchent ses 22 millions d’habitant·es : les

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes