Affaire Pelicot : courrier simple, vie gâchée

La génération ayant grandi avec les mails et autres modes de communication virtuelle a toujours l’impression, en ouvrant une lettre simple, de découvrir un trésor ancien couché sur le papier. Pourtant, il faut l’admettre, ces courriers sont souvent d’une confondante banalité. Mais l’Inspection générale de la justice nous apprend que les lettres simples peuvent aussi contenir des informations autrement plus importantes.
Comme, par exemple, le rapport de rapprochement de l’ADN de Dominique Pelicot, interpellé dès 2010 dans un centre commercial alors qu’il filmait sous les habits des femmes, et dont l’empreinte avait déjà été prélevée en 1999 pour une tentative de viol en Seine-et-Marne. Problème : ce courrier, qui aurait pu aboutir à une mise en examen, et empêcher ainsi le septuagénaire de droguer Gisèle Pelicot et de la livrer à des dizaines de violeurs pendant neuf ans, a été perdu. Une vie gâchée. Et une procédure bâclée. La cause : le parquet de Meaux était en pleine réorganisation.
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