Thomas Lacoste : « Créer un pare-feu autour de ceux qu’on a érigés en “écoterroristes” »
Dans un film d’entretiens passionnant, le réalisateur de Soulèvements dresse le portrait choral du mouvement des Soulèvements de la terre. Il met ainsi en lumière la personnalité et la pensée de ces militants qui luttent pour la défense de nos communs.
dans l’hebdo N° 1901 Acheter ce numéro

© Maxime Sirvins
Thomas Lacoste est cinéaste et auteur. Soulèvements est son dixième long métrage. Il a notamment réalisé Les mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France (2009) et Notre monde (2013), dans lequel des intellectuel·les de premier plan développaient une pensée critique alternative. Plus récemment, il a retracé à travers trois films l’histoire du mouvement armé basque ETA et son cheminement vers une solution pacifique.
Comment avez-vous acquis la confiance de ces militant·es des Soulèvements de la Terre qui apparaissent à visage découvert dans votre film ?
Ce projet prend sa source au printemps 2023, après la manifestation de Sainte-Soline, qui a été suivie d’une période de forte criminalisation : deux vagues d’arrestations perpétrées par la police antiterroriste, puis l’annonce par le ministre de l’Intérieur de l’époque de son intention de dissoudre le mouvement. Dans un premier temps, je suis entré en relation avec les membres des Soulèvements afin de leur proposer de réfléchir ensemble à une stratégie pour leur éviter d’être jugés par la 16e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, qui est une chambre d’exception traitant des affaires de terrorisme – j’avais déjà eu l’occasion de faire cela par le passé.
Il n’y a aucun didactisme, aucun pédagogisme ni désir d’enquête dans le film. C’est autre chose.
Mais leur legal team
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Soulèvements », le bien commun en héritage
« Urchin » : marcher sur un fil
« Twin Peaks » : merci pour le dérangement