« L’Affaire L.ex.π.Re » : Phèdre en plein polar
Avec cette pièce, la compagnie La Cordonnerie exerce une fois de plus avec talent l’art du ciné-spectacle qu’elle pratique depuis une vingtaine d’années. La Phèdre de Racine y rencontre les codes du polar, pour ébranler nos perceptions.
dans l’hebdo N° 1901 Acheter ce numéro

© Sébastien Dumas
C’est sur une rencontre inattendue que s’ouvre L’Affaire L.ex.π.Re (prononcez : « elle ex-pi-re »). Bien avant que se croisent Natacha, comédienne, et le mystérieux Max, à qui des gens font appel pour en supprimer d’autres, c’est un grand et long cor monté sur un patin à roulettes qui nous donne la ou plutôt les tonalités de la nouvelle création de La Cordonnerie. L’étonnant attelage que forment les deux objets a d’évidents accents surréalistes.
Il suggère aussi l’alliance d’époques, de langages et de cultures divers, marque de fabrique de la compagnie cofondée il y a une vingtaine d’années par Métilde Weyergans et Samuel Hécube. Ce que dit également le drôle de véhicule, tracté par
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Rien de plus qu’un peu de moelle » : rire et résister avec Rabelais
Pasolini, la conspiration du pétrole
Au Kosovo, le théâtre lutte et relie