Budget 2026 : les petites économies scandaleuses du gouvernement

Une loi de finances, c’est le cœur du réacteur des politiques publiques et de leur financement. Ce sont des centaines de pages de lois, d’annexes, de chiffres. Et, avec la Macronie, autant de petits scandales discrets. La version du budget 2026 – adoptée par 49.3 – ne fait pas figure d’exception. En vrac, la limitation de la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation (CPF) pour financer son permis de conduire (ce que 23 % des candidats titulaires d’un CPF faisaient) et le plafonnement à 1 500 euros des droits mobilisables – soit une grosse augmentation du reste à charge – pour suivre une formation certifiante de son choix ; la réduction de plus de 90 % des financements pour les tiers-lieux (de 7 millions en 2025 à… 700 000 euros cette année) ; ou encore la mise en place d’une contribution forfaitaire de 50 euros pour saisir le tribunal judiciaire – par exemple, pour changer la mention sexe de son état civil – ou le conseil des prud’hommes. Tout est bon pour faire des économies, surtout sur le dos des salariés, des étrangers ou du contribuable lambda. Et tout cela avec l’assentiment du Parti socialiste.
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