Ryūsuke Hamaguchi : « Le bien-être humain est primordial »
Récompensé à Cannes par le prix d’interprétation féminine pour Virginie Efira et Tao Okamoto, Soudain est une utopie cinématographique, tant du point de vue formel et de l’ampleur des émotions qu’il procure que pour sa portée politique. Rencontre avec son réalisateur.
dans l’hebdo N° 1924-28 Acheter ce numéro

© Julien Panié
Une directrice d’Ehpad, Marie-Lou (Virginie Efira), et une metteuse en scène japonaise de passage à Paris où se joue son spectacle, Mari (Tao Okamoto), par ailleurs en proie à un cancer, se lient d’une amitié profonde. Les deux femmes, qui parlent toutes deux la langue de l’autre, se reconnaissent dans cette phrase prononcée par l’une d’elles : « Trouver le chemin de l’impossible au possible. » Récompensé à Cannes par un prix d’interprétation féminine hautement mérité pour ses deux actrices principales, Soudain, onzième long métrage de Ryūsuke Hamaguchi (Le mal n’existe pas, Drive my car…), semble lui-même marqué au sceau de cette utopie.
Ce film-fleuve, dont les 3 h 16 sont un enchantement (lire notre critique),
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