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Publié le 16 décembre 2010

Plus dangereux que le communiste le couteau entre les dents...

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...voici l'homme au stylo entre les dents...

Jean-Luc Mélenchon

... qui a remplacé la figure du bolchevique honni...

Illustration - Plus dangereux que le communiste le couteau entre les dents...

...par l'Union des intérêts économiques (en 1919), dans la détestation des nouveaux défenseurs des intérêts économiques (maintenant européens).

J'exagère? A peine. Lisez Jean Quatremer.

Pour le correspondant de Libération à Bruxelles 1, le fait du jour est que Jean-Luc Mélenchon a quitté la séance du Parlement européen au moment de la remise du prix Sakharov, un prix dit-il «qui récompense les défenseurs des droits de l’homme» . Ecrire «certains» défenseurs des droits de l'Homme eut déjà été plus objectif...

Car comme on peut s'en rendre compte en consultant la liste des personnalités récompensées, le Parlement européen (composé d'une majorité d'élus conservateurs et libéraux) fait preuve d'une conception assez hémiplégique dans sa défense des droits de l'Homme. Trois dissidents cubains ont d'ailleurs été distingués par les eurodéputés depuis 2002. Et la même honorable assemblée n'a jamais condamné le coup d'Etat au Honduras contre le président Zelaya, pourtant légitimement élu, coup d'Etat qui continue à faire des victimes.

Il est vrai que cela ne saurait émouvoir un journaliste de Libération puisque ce journal nous expliquait que Zelaya avait bien mérité d'être renversé puisqu'il voulait se perpétuer au pouvoir. Un argument balayé depuis que WikiLeaks a mis sur la place publique des milliers de cables des services diplomatiques américains.

Pour conclure, prenez une minute pour regarder cet extrait d'un journal d'I-télé hier soir 15 décembre.

On y voit Robert Ménard, le célèbre agitateur de Reporters sans frontières (Prix Sakharov 2005), regretter que la peine de mort n'existe plus en France.



  1. Qui essayait ainsi de justifier les réticences de l'Allemagne à venir en aide aux Grecs, c'était sur France inter dans l'émission de Pascale Clark, le 2 décembre (pour réécouter, c'est ici à partir de la minute 19): «L’Allemagne a fait des sacrifices énormes. Ils se sont quand même avalé l’unification, imaginez que la France s’unifie aujourd’hui avec l’Algérie (sic), imaginez les conséquences que ça aurait pour notre économie… Ils ont fait des sacrifices énormes pendant que les Grecs dépensaient comme des cigales.» 


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