De la contestation à la pensée politique

Si l’écologie n’est pas née avec les barricades,
le bouillonnement d’idées de Mai 68 l’a fait entrer
en politique. Retour sur les grandes figures de ce combat.

Patrick Piro  • 26 juillet 2007 abonné·es

« Sous les pavés la plage »~: dans ce slogan, l'un des plus célèbres de Mai68, on a facilement discerné la revendication libertaire et hédoniste. Et même méthodologique ­le jusqu'au-boutisme de rue pour changer la société. La dimension écologique, pour sa part, est restée subliminale~: ce sont d'abord les révoltes estudiantines et ouvrières qui marquent le bouleversement social et sociétal de Mai68.

De même, on datera fréquemment de l'après-68 l'émergence publique de la conscience écologique en France, avec l'invention du ministère de l'Environnement en 1971, la publication du fameux rapport Halte à la croissance~? du Club de Rome, voire la première campagne présidentielle d'un écologiste, l'agronome René Dumont, en 1974.

Certes, c'est sur le terreau de Mai68 qu'éclosent les grandes contestations (manifestations antinucléaires, lutte pour la défense de la Vanoise ou du Larzac) et associations (Amis de la

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Colère populaire : à qui la faute ?
Décryptage • 20 octobre 2026

Colère populaire : à qui la faute ?

Ce samedi 17 octobre, une colère profonde a éclaté dans les rues du pays. Entre 550 000 et 800 000 personnes ont battu le pavé en France, malgré la violence de la répression. Mais, depuis, le débat public est saturé par la question de la violence, de la casse et du pillage. Politis donne la parole à des militant·es mobilisé·es ce week-end, pour revenir aux raisons de leur colère.
Par Kamélia Ouaïssa et Névil Gagnepain
« Il est l’heure de rendre des comptes » : en comparution immédiate, la justice applique les consignes de fermeté du gouvernement
Justice • 20 octobre 2026 abonné·es

« Il est l’heure de rendre des comptes » : en comparution immédiate, la justice applique les consignes de fermeté du gouvernement

Plus de 550 personnes ont été placées en garde à vue après la mobilisation du 17 octobre à Paris marquée par des heurts et des scènes de pillages. Certain·es mis en cause ont été jugé·es dès le 19 octobre en comparution immédiate. La majorité des prévenu·es n’avaient pas de casier judiciaire, mais les juges ont prononcé des peines de prison ferme ou des mandats de dépôt. Du jamais vu.
Par Céline Martelet
En images : « Nous sommes le pouvoir », la mobilisation du 17 octobre à Paris
Manifestation • 19 octobre 2026

En images : « Nous sommes le pouvoir », la mobilisation du 17 octobre à Paris

Samedi 17 octobre, des rassemblements ont eu lieu dans toute la France, avec de nombreuses revendications. 800 000 personnes ont défilé, selon les organisateurs. Une mobilisation massive, traversée à la fois par le désir d’une convergence des luttes et par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, comme à Paris. Reportage.
Par Maxime Sirvins
Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie
Violences • 18 octobre 2026

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie

Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Par Céline Martelet et Pauline Migevant