Le retour du héron
dans l’hebdo N° 967 Acheter ce numéro
Chacun l'aura noté : le Héron cendré est de retour.
Le grand échassier avait pratiquement disparu depuis plusieurs mois, banni de nos contrées par un prédateur redoutable, ce Renard de Hongrie, durablement installé en son terrier au coeur de Paris. L'oiseau au long bec emmanché d'un long cou a-t-il surmonté sa peur ? Toujours est-il qu'il s'est remis à arpenter de ses longs pieds les rives médiatiques de nos ondes transparentes ainsi qu'aux plus beaux jours, où commères carpes et compères brochets font toujours mille tours. A-t-il faim ? Instruit par les leçons du fabuliste, il saura sans doute ne pas laisser passer l'occasion de se nourrir correctement.
Fût-ce d'un repas froid, puisque c'est ainsi, dit-on, que se déguste la vengeance.
Dominique Galouzeau de Villepin a toujours ce brushing argenté qui prend bien la lumière. On l'a retrouvé bronzé, reposé, l'oeil vif et le geste sûr. Et, clairement, l'envie intacte d'en découdre.
Le prétexte de sa réapparition spectaculaire est la sortie d'un nouveau livre consacré, une fois encore, à la geste napoléonienne, sa passion. Mais l'occasion est trop belle, puisqu'il est question de l'Empereur et de sa cour, de dauber sur l'usurpateur, ce petit Tordu qui prétend se vêtir de la redingote du petit Tondu. Lui, un autre Bonaparte ? Vous voulez rire ! Un M. Jourdain plutôt, ce Bourgeois gentilhomme (pièce qu'il faut « lire et relire » ), qui « confond le pouvoir et la gloire » , « se met en scène » attirant vers lui « tous les regards »
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