Les illusions de la croissance verte

Geneviève Azam  • 24 décembre 2008 abonné·es

Face à la violence de la crise sociale, face à la crise écologique et climatique, la croissance verte (voir dossier du n° 1031 de Politis) est annoncée comme la bonne nouvelle et la solution à l’urgence écologique et sociale. Voyons ce qu’il en est, en revenant sur les origines de la double crise. Le néolibéralisme fut la réponse à la crise structurelle du capitalisme qui se manifeste dès les années 1970. De nombreuses études ont alors analysé les ressorts de cette crise d’accumulation : crise du fordisme, crise de suraccumulation avec baisse de la rentabilité du capital, crise des régulations nationales de type keynésien dans un monde internationalisé. Mais c’était déjà aussi une crise de la politique de croissance et du productivisme, crise des sociétés organisées autour de la production-consommation de masse. À partir des années 1960,

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