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Christine Lagarde s’est félicitée sur RTL, le 13 février, du bénéfice record enregistré en 2008 par Total. « Je me réjouis qu’il y ait des entreprises en France qui réussissent, qui fassent des profits » , a déclaré la ministre de l’Économie. Interrogée sur la répartition de ces 13,9 milliards d’euros de bénéfice, dont 38 % iront aux actionnaires et 2 % seulement aux salariés, la ministre de l’Économie a botté en touche : « Je n’ai pas à porter de jugement sur la répartition telle qu’elle est décidée par les actionnaires dans un groupe privé. » Comme le journaliste lui rappelait la promesse de Sarkozy de répartir les profits en trois tiers égaux (investissements, actionnaires, salariés), Mme Lagarde a admis ne pas pouvoir faire valoir « d’exigences » auprès d’une société si bien portante. Avant de conclure, agacée : « Je ne pense pas que les salariés du groupe Total soient dans une situation de paupérisation ou de misérabilisme… » Sarko leur promettait 49 000 euros en moyenne ; ils auront 3 000. La ministre ne va quand même pas les plaindre…


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