L’Europe du désintérêt populaire

Dans un scrutin marqué par une abstention record, la droite fait plus que maintenir ses positions en Europe. La social-démocratie ne profite pas de la crise et recule.

Michel Soudais  • 11 juin 2009 abonné·es
L’Europe du désintérêt populaire

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La construction européenne ne fait pas rêver. Parmi les 388 millions d’électeurs appelés aux urnes, ils ont été encore moins nombreux, cette année, à se déplacer pour élire leurs représentants au Parlement européen. Ce scrutin, marqué par une désaffection civique croissante qu’aucune élection n’a jamais démentie, enregistre donc un nouveau record d’abstention avec un peu plus de 57 %. Encore ne s’agit-il que d’une moyenne… Car le désintérêt des citoyens culmine à plus de 72 % en Slovénie, en République tchèque, en Pologne et en Roumanie. L’abstention atteint même 79,1 % en Lituanie et 80,4 % en Slovaquie. Cette indifférence, qui traduit autant le désenchantement ou la sourde protestation des peuples à l’égard de la construction européenne que leur accablement face à la crise, constitue la principale donnée du scrutin. Elle n’affecte toutefois en rien la marche des

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Politique
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