Baby blues chez les tout-petits

Le gouvernement répond à la pénurie de places d’accueil pour la petite enfance par une politique de privatisation rampante.

Philippe Chibani-Jacquot  • 14 janvier 2010 abonné·es

Le premier « jardin d’éveil » avait à peine ouvert à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne, à la rentrée scolaire 2009, que ce mode d’accueil des enfants de 2 à 3 ans se trouvait au cœur d’une polémique. Destiné à accueillir à terme 8 000 bambins, le dispositif fait partie d’un vaste plan de création de 200 000 places supplémentaires d’accueil de la petite enfance d’ici à 2012. Mais, dès l’annonce de leur création au printemps dernier, ces jardins d’éveil sont apparus comme un cheval de Troie gouvernemental participant à l’objectif de non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.

« Derrière cette mesure, il y a la volonté de supprimer un peu plus de postes en école maternelle » , estime en effet Renaud Bousquet, secrétaire général adjoint du

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Publié dans le dossier
Services publics : le coup de grâce ?
Temps de lecture : 4 minutes