Le conflit syrien passe au Liban
Le nord du pays subit l’onde de choc de la guerre qui ravage la Syrie : sunnites et alaouites s’affrontent. Le pouvoir prône la « neutralité positive ».
dans l’hebdo N° 1209 Acheter ce numéro
ÀTripoli, au nord du Liban, depuis un mois, les quartiers sunnites de Bab al-Tebbaneh et alaouites de Djebel Mohsen se sont déclaré la guerre. Une rue les sépare : la rue de Syrie. Un nom qui résume à lui tout seul la cause du conflit. Les sunnites de Bab al-Tebbaneh soutiennent la révolution syrienne, les alaouites de Djebel Mohsen défendent le président syrien, Bachar el-Assad. Les rues du quartier sunnite sont tapissées d’affiches de « martyrs de la révolution syrienne ». Dans celles de Djebel Mohsen, les drapeaux syriens claquent au vent et les portraits d’Assad sont omniprésents.
Les sunnites accusent les alaouites de déstabiliser le Liban afin de venir en aide au président syrien, qui est de plus en plus isolé. En retour, les alaouites leur reprochent d’abriter des