Le Collectif des parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis reçu par M. Peillon

Le ministre de l’Éducation a entendu les parents d’élèves sur la question des remplacements et promet la création de 120 postes d’enseignants sur le département. Réactions à la sortie du ministère.

Valérie Tournelle  • 19 avril 2013
Partager :
Le Collectif des parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis reçu par M. Peillon
© Photo : ROGER ROZENCWAJG / PHOTONONSTOP

Sept membres du Collectif de parents s’élèves de la Seine-Saint-Denis ont été reçus ce vendredi matin par le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon. 

Réunis dans un café à la sortie du l’entrevue, le petit groupe affichait une satisfaction prudente. L’ouverture d’un dialogue est « appréciée » mais surtout, ce rendez-vous a débouché sur une victoire : la création de 120 postes d’enseignants dont 60 consacrés au remplacement. « Il y avait un rattrapage à faire » , a convenu le ministre. « Il ne s’agit-là que d’un retour à la normale » a commenté Loïc Canitrot, membre du Collectif.

Le collectif de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis s’est fédéré autour une revendication phare « un enseignant formé devant chaque classe » . Occupant des établissements pour sensibiliser les pouvoirs publics sur la situation scolaire en Seine-Saint-Denis, ils publiaient en octobre 2012, 10 revendications pour un « plan d’urgence dans le 93 ».

Lire > Plan d’urgence pour le 93 

Vincent Peillon aurait également entendu les autres demandes du Collectif, dont la scolarisation des enfants de moins de trois ans et l’accueil des enfants porteurs de handicap.

Les parents ont assuré rester vigilants sur les moyens alloués à ces mesures : « Nous avons besoin d’un choc éducatif pour le 93, commente Loïc Canitrot. Je ne sais pas s’ils y sont financièrement prêts. »

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »
Démocratie • 5 novembre 2026

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »

Intellectuel·les, artistes, membres de la société civile… Ils et elles analysent la crise autoritaire que nous vivons aujourd’hui. Et remontent le fil de ses origines, décodent ses manifestations, expriment leurs inquiétudes profondes mais aussi leurs espoirs, et proposent des voies de résistance. (2/15)
« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive
Maintien de l'ordre • 5 novembre 2026

« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive

Après les manifestations des 17 et 24 octobre, quatre policiers et gendarmes interrogent l’évolution d’un maintien de l’ordre devenu toujours plus offensif. Manque d’effectifs, formation, usage des grenades et décisions politiques : leurs critiques visent aussi bien les pratiques de terrain que les choix de leur hiérarchie.
Par Maxime Sirvins
Un 5 novembre de grève et de manifestations
Mobilisation • 5 novembre 2026

Un 5 novembre de grève et de manifestations

Politis a couvert cette nouvelle journée de manifestations dans tout le pays, avec un appel à la grève générale de l’intersyndicale. Nos journalistes ont suivi les événements notamment dans la région de Grenoble (Voiron), au Mans dans la Sarthe, et à Paris pour faire remonter les images et revendications des cortèges et des grèves.
Par Politis
« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »
Entretien • 5 novembre 2026 abonné·es

« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »

Ce 5 novembre, une journée de grève et de manifestations suivie par les salarié·es du public comme du privé, la coordination des gilets jaunes, les mouvements lycéens et étudiants, est attendue partout en France. Une convergence des colères que Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, appelle à exprimer durablement dans la rue.
Par Céline Martelet