Et maintenant, parlons d’amour

Aujourd’hui encore, c’est le couple homosexuel qui est renié et banni à longueur de cortèges ; et c’est mon couple qui a tremblé sous le doigt de deux petits vieux.

Xavier V. Rinaldi  • 2 mai 2013 abonné·es

La personne que j’aime a peur que je lui donne la main dans la rue. Ou plutôt : la personne que j’aime a peur de ceux qui n’aiment pas quand deux garçons ou deux filles se tiennent par la main. Et qui tapent, parfois très fort. Le résultat est le même : quand on nous voit passer (nous ne faisons que passer), l’homme que j’aime pourrait être mon frère, mon cousin, mon meilleur ami, un pote, mais surtout pas la personne avec qui j’ai envie de partager ma vie. La société ne doit pas être au courant. Elle pourrait nous casser la gueule. Quand deux personnes du même sexe se font tabasser parce qu’elles se sont donné la main, ce n’est pas une bande d’homophobes sauvages qui attaque, c’est la société tout entière. Tous les homophobes rassemblés dans le même coup de poing, auxquels on ajoute tous ceux qui n’ont pas

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