Cinéma : quelle convention collective ?
La convention collective des techniciens du cinéma, qui suscite de forts antagonismes, devrait entrer en vigueur le 1er juillet. Pour Laurent Blois, elle professionnalisera le secteur sans interdire la réflexion sur le financement des films d’art et d’essai. Pour Thomas Ordonneau, ses exigences seront intenables pour les petites productions.
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L’extension d’une convention collective dans le cinéma… serait la mort du cinéma. C’est une vision un peu paranoïaque de la problématique, non ? Le texte que nous avons négocié durant de très longues années et qui a vocation à être étendu à partir du 1er juillet est le fruit d’un long compromis. Pourquoi un compromis ? Parce qu’il convenait d’aboutir à des niveaux de rémunération pour les salariés qui répondent à certaines nécessités : reconnaissance de la précarité des professionnels du cinéma, des niveaux de qualification et des savoir-faire, préservation de rémunérations qui forment le socle de celles de l’ensemble de notre secteur (audiovisuel, cinéma), tout en préservant la diversité des films.
Cette réflexion, nous l’avons conduite en conscience, parfois dans des débats difficiles avec les professionnels que nous représentons, pour parvenir à la signature d’un accord en janvier 2012. L’existence d’une annexe intitulée « films de la diversité » est un élément que nous avons porté avec détermination afin de nous accorder un délai de cinq années autour de la question incontournable du financement desdits « films de la diversité ». C’est pourquoi dire, comme on le lit ici ou là, que la CGT se serait alliée avec les « gros » contre les « petits » est absurde.
Le cinéma, notre cinématographie, dont nous sommes fiers, existe parce que l’ensemble de la filière a, par
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