L’énigme du panafricanisme
L’historien Amzat Boukari-Yabara explore une idéologie méconnue, dessinant au passage une Afrique libre et unie.
dans l’hebdo N° 1328 Acheter ce numéro

Le 6 mars 1957. Grâce au combat de Kwame Nkrumah, l’ancienne Côte-de-l’Or britannique accède à l’indépendance. Le Ghana est le premier pays d’Afrique subsaharienne à se dégager du joug des empires coloniaux. Sur son drapeau vert, jaune, rouge, a été apposée une étoile noire célébrant l’héritage du militant jamaïcain Marcus Garvey, dont Nkrumah avait découvert les écrits quand, aux États-Unis, il fréquentait les milieux militants noirs américains. Lorsqu’il prononce son discours d’indépendance, le futur Président appelle à développer une « personnalité africaine » qui ne souffre plus de l’influence des puissances occidentales. Pour le leader, la liberté dans son pays doit devenir un détonateur pour l’émancipation complète du continent. « Notre indépendance, précise-t-il, n’est rien si elle n’est pas reliée à la libération totale de l’Afrique. » La nouvelle Afrique sera donc autonome, unie et autosuffisante.
Père de la nation ghanéenne, Kwame Nkrumah est le plus connu d’une généalogie d’activistes africains et afro-américains qui ont fait du panafricanisme leur combat.
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