Au bonheur des multinationales

Douze pays ont signé le 4 février l’accord de partenariat trans-pacifique.

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Il s’agit de la zone de libre-échange la plus vaste et la plus « ambitieuse » jamais dessinée au monde. Douze pays ont signé le 4 février l’accord de partenariat trans-pacifique (TPP) imaginé par Barack Obama pour contrer la Chine. Il prévoit la suppression de 98 % des droits de douane sur une zone allant du Canada au Chili en passant par le Japon, soit 40 % de l’économie mondiale. Il oblige aussi les États membres à ouvrir leurs appels d’offres aux entreprises étrangères. Il crée un tribunal composé « d’experts » au-dessus des lois nationales, pour permettre aux multinationales de mettre les gouvernements à l’amende lorsque leurs profits sont menacés. Un partenariat qui impose des réformes profondes pour uniformiser les réglementations nationales sur la propriété intellectuelle, l’environnement et le droit du travail. Bref, une déréglementation généralisée et antidémocratique au bénéfice exclusif des multinationales, dénoncent plusieurs ONG.

Les parlements nationaux ont deux ans pour ratifier, en l’état, le texte issu de cinq ans de négociations secrètes. Et ce n’est heureusement pas gagné. Aux États-Unis, Hillary Clinton et Bernie Sanders, favoris des primaires démocrates, s’y sont déclarés hostiles, comme les deux principaux candidats républicains. Au Canada, ce sont les producteurs laitiers qui tentent de faire barrage au texte. Redoutant les conséquences de la libéralisation du marché, qui a précipité les agriculteurs français dans la crise de surproduction que nous connaissons.


Photo : KAZUHIRO NOGI / AFP

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