Éric Beynel : « On aménage les régressions »

Le texte de la loi Travail ne peut être amélioré à la marge, estime le syndicaliste Éric Beynel, qui envisage des grèves reconductibles, jusqu’au retrait pur et simple du projet.

Erwan Manac'h  • 9 mars 2016 abonné·es
Éric Beynel : « On aménage les régressions »
© **Éric Beynel** Porte-parole de l’union syndicale Solidaires. Photo : JACQUES DEMARTHON/AFP

La présentation en Conseil des ministres du projet de loi Travail, initialement prévu le 9 mars, a été retardée de quinze jours par le gouvernement. Pour « faire de la pédagogie » et tenter de négocier le ralliement de la CFDT et des « syndicats réformistes », moyennant quelques aménagements. À l’instar de la CGT, l’union Solidaires se prépare à une mobilisation longue, jusqu’au retrait du projet de loi.

L’intersyndicale avance en ordre dispersé malgré le tollé général provoqué par le texte de loi. Comment l’expliquer ?

Éric Beynel La loi Travail est un texte très long qui regroupe des dizaines de points. C’est une stratégie qui avait déjà été employée par le gouvernement avec les lois Macron ou -Rebsamen. Il espère ainsi accentuer les divergences entre les syndicats, car il est difficile d’avoir une position commune face à un texte aussi important. Pour la qualité du débat démocratique, nous demandons la fin de ces textes de loi massifs. Nous voulons pouvoir aborder de manière séparée chacun des sujets soulevés par ce projet de loi, c’est

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