Nicolas Hulot ne se voit pas en candidat à la présidentielle

L’écologiste a annoncé mardi qu’« après mûre réflexion », il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2017.

Michel Soudais  • 5 juillet 2016
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Nicolas Hulot ne se voit pas en candidat à la présidentielle
© Photo: ERIC PIERMONT / AFP

Sa décision n’était pas attendue si tôt. Son renoncement encore moins. Dimanche encore, le Journal du dimanche assurait que « les proches de Nicolas Hulot préparent la mise en place d’une plateforme qui pourra conduire à l’automne à sa candidature à la présidentielle ». Ces supputations ont pris fin mardi peu après 20h quand l’ancien Envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète a fait savoir, par un simple communiqué de presse posté également sur sa page Facebook, qu’il renonçait à cette candidature. En voici le texte intégral :

« Après mûre réflexion et nombre de consultations depuis plusieurs mois, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle.

Conscient de l’attente et de l’espoir que certains ont placés en moi, je ne pouvais écarter d’un revers de main cette hypothèse. Mais l’honnêteté m’oblige à ne pas nourrir plus longtemps une attente que je ne pourrai satisfaire.

Ce que je vois, c’est une société inquiète, fragmentée et désabusée par les crises qui la traversent et par l’absence de réponse politique. Mais ce que je vois aussi, c’est un élan pour inventer un monde meilleur, plus juste et solidaire.

Ce que je veux, c’est fédérer et réconcilier ces aspirations et ces porteurs de solutions autour d’un même projet pour la France.

Ce que je ne peux pas, c’est endosser l’habit de l’homme providentiel et présidentiel. Je ne me sens ni suffisamment armé, ni suffisamment aguerri pour cela.

En revanche, ce que je peux, avec ma Fondation, c’est contribuer dans les mois à venir à additionner les énergies positives de ceux qui ne se résignent pas, pour que le pays se réconcilie et reprenne confiance en lui. »

L’annonce de cette décision personnelle est un coup dur pour Europe écologie-Les Verts dont les responsables s’étaient raccrochés à cette possible candidature comme à une bouée de sauvetage après la crise qu’a connue leur formation. Si David Cormand, son nouveau secrétaire national, s’est contenté de l’enregistrer avec tristesse, d’autres sont plus amers.

La réaction de Nicolas Hulot au résultat de la consultation sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes avait déjà fait douter nombre d’écologistes sinon de la pertinence de sa candidature, du moins de sa détermination. Sur Europe 1, l’ancien animateur d’Ushuaïa avait pris « acte de ce vote démocratique » tout en se disant « profondément attristé » par son résultat. Et tout en refusant d’adresser un message aux opposants au projet, il avait estimé qu’on « ne peut pas demander d’aller voter et après, si le résultat ne nous plaît pas, ne pas en tenir compte ». « En ce qui me concerne, je m’incline », avait-il lancé.

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