En France, le mouvement contre la corruption est lancé
Des rassemblements contre la corruption des élus se sont tenus le 19 février, marqués par l’empreinte de Nuit debout.

Lancés sur les réseaux sociaux, des rassemblements en réaction aux récents scandales politico-financiers se sont tenus dans l’après-midi du 19 février à Paris et dans 41 autres villes de France. Même lieu, même mode de fonctionnement, mêmes messages, les similitudes avec le mouvement de 2016 font penser à une renaissance de Nuit debout, le mouvement du printemps 2016.
« Ça sent le printemps », s’exclame Ludo, youtubeur et membre du collectif Osons causer tandis que les bruits des casseroles retentissent sur la place de la République (Paris). Suite à un événement lancé sur Facebook par Vincent Galtier, qui se présente comme un _« citoyen encarté nul part », entre 2 000 à 3 000 personnes se sont rassemblées sur la place symbolique, ancien site de Nuit debout. Le collectif est d’ailleurs présent ce jour-là, ses organisateurs s’étant alliés à l’initiateur, apportant leur soutien en communication et organisation.
La renaissance du mouvement ?Bruno, un ancien du mouvement, prépare le stand de Nuit debout. « Ce rassemblement s’inscrit dans la continuité de nos revendications de départ. On constate bien aujourd’hui cette distorsion de la politique avec le scandale de François Fillon et l’affaire Théo : tout deux n’ont pas droit à la même justice. » Lui est là depuis le début : « J’ai pas trouvé de raisons pour arrêter », sourit-il. S’il espère que le rassemblement relancera le mouvement de Nuit debout, il souligne que « l’objectif principal c’est vraiment de réveiller les gens et de leur donner la parole ». C’est d’ailleurs ce vers quoi tend le rassemblement : au bout d’une heure, une assemblée générale se met en place.
Les codes sont les mêmes qu'au printemps dernier : la prise de parole est libre, mais ne doit pas dépasser trois minutes « pour que tout le monde puisse s’exprimer ». De nombreux sujets liés à la politique et la corruption sont abordés, mais
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