La Sicile « accueille » un nombre record de réfugiés

Pendant que le G7 se tenait dans la station balnéaire de Taormina, les ONG et garde-côtes italiens s’évertuaient à sauver près de 15 000 réfugiés.

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Le contraste fut saisissant… À Taormina, station balnéaire huppée, les dirigeants des sept États les plus riches de la planète échangeaient face à la mer, ignorant la manifestation des militants syndicaux, écolos ou altermondialistes, maintenue à bonne distance. Les puissants ont affiché leurs désaccords, notamment sur la transition écologique et l’urgence climatique, mais aussi sur l’épineuse question des réfugiés, arrivant en masse à quelques dizaines de milles nautiques de là. Pays organisateur du sommet, l’Italie avait choisi la grande île méditerranéenne pour l’accueillir, en raison justement de la question migratoire. Encore en fonction alors, le président du Conseil italien, Matteo Renzi, avait même proposé au départ Lampedusa, l’une des principales portes d’entrée des réfugiés en Europe et îlot situé le plus au sud de l’Union. Un choix vite abandonné puisque le Boeing Air Force One du Président étatsunien ne pouvait atterrir sur son petit aérodrome…

Pourtant, alors que les leaders de la planète posaient dans l’amphithéâtre antique face à la mer Ionienne, les ONG SOS Méditerranée et MSF, ou les garde-côtes italiens, s’évertuaient ce week-end-là à sauver près de 15 000 réfugiés au large, sans pouvoir empêcher plus de 200 d’entre eux de périr noyés depuis le début de la semaine (et plus de 1 200 depuis le début de l’année). Et la saison estivale, avec une mer plus clémente, promet des arrivées encore plus nombreuses. L’Italie est toujours aussi seule, au sein de l’Union europénne, à « gérer » cette urgence humanitaire, entre hausse incessante des morts au fond de la Méditerranée et structures d’accueil totalement débordées.


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