En Italie, l’égalité d’abord
Face à une gauche éclatée, des militants et des intellectuels réfléchissent à un populisme démocratique et progressiste, à rebours du sulfureux Mouvement cinq étoiles.
dans l’hebdo N° 1469 Acheter ce numéro

On peut dire à bon droit qu’après cinq ans au pouvoir le duo François Hollande/Manuel Valls a profondément abîmé la gauche non communiste ou sociale-démocrate. Mais que dire des dégâts provoqués par le social-libéral Matteo Renzi en Italie ?
Héritier du puissant PCI, le pâle Parti démocrate (PD), dont le nom signale le tropisme états-unien de ses fondateurs, était voué dès sa création à réaliser l’unité d’une grande partie de la gauche transalpine, depuis l’aile progressiste de l’ancienne Démocratie chrétienne jusqu’aux anciens communistes prêts à abandonner leur nom et la référence directe au marxisme. Après une longue dérive vers le centre, sa prise de contrôle par le catholique autoritaire Matteo Renzi, bientôt suivie par l’arrivée de ce dernier à la présidence du Conseil, finit d’achever la